Polónia est une émission hebdomadaire de la télévision TV3 (la télévision de la communauté autonome de Catalogne).
Le concept est assez proche de celui des Guignols français, en ce qu'il s'agit de mettre en scène des personnages connus, en général des politiques. Une différence essentielle, cependant, est que les acteurs sont grimés et parfois très ressemblants (en particulier le President de la Generalitat, José Montilla, est plus vrai que nature).
Dans cette vidéo (illustrative), on voit le Président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero en compagnie de son ministre de l'économie et des finances, Pedro Solbes Mira, et de la vice présidente du gouvernement, María Teresa Fernández de la Vega (y) Sanz.
L'original était la chanson de l'été des 25 ans de TV3 (d'ailleurs, vous observerez à 1'03 le logo de l'émission sur le pantalon du chanteur au dessus du genou), la télévision autonome catalane. Vous pouvez voir que Polónia est allé rechercher les costumes et a même repris la chorégraphie en incluant un bras d'honneur du meilleur effet.
Polónia reprend assez souvent des chansons plus ou moins célèbres (en France, parce qu'en Espagne elles sont franchement connues) : Thriller (avec María Soraya Sáenz de Santamaría (y) Antón et Mariano Rajoy Brey), Grease, YMCA, Doraemon (!), Carla Bruni (re-!), caminando por la vida (de Melendi pour les amateurs de fusion rock/rumba), bon dia (d'els pets pour les amateurs de chanson en catalan)...
L'idée de cette vidéo, c'est que le pauvre President de la Generalitat va à Madrid mendier quelques transferts de compétences de l'État central vers la Generalitat. Il se voit répondre - la traduction est de moi - que "l'Estatut, je m'en branle" et qu'il n'obtiendra absolument rien.
Cette manière de présenter les choses est archi-typique du traitement par les médias catalans des négociations de mise en oeuvre du statut d'autonomie à la fin de 2008. La conclusion la plus souvent tirée : beaucoup d'énergie dépensée pour un résultat bien faible. L'image de l'État central s'est, à mon avis, dégradée en raison de ces négociations (et aussi, et probablement bien plus sûrement, à cause des problèmes de transport à Barcelone et de la coupure électrique, le fameux apagón).
Pour rester dans le thème, central en politique catalane, du financement de la communauté autonome, voici une deuxième vidéo issue de Polónia (le contexte est celui de la recherche de paroles pour l'hymne espagnol - le comité olympique espagnol en avait marre que les sportifs espagnols soient frustrés de ne pas pouvoir chanter sur l'hymne national - si, si, c'est même vrai):
Les paroles sont (plus ou moins) les suivantes :
Le concept est assez proche de celui des Guignols français, en ce qu'il s'agit de mettre en scène des personnages connus, en général des politiques. Une différence essentielle, cependant, est que les acteurs sont grimés et parfois très ressemblants (en particulier le President de la Generalitat, José Montilla, est plus vrai que nature).
Dans cette vidéo (illustrative), on voit le Président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero en compagnie de son ministre de l'économie et des finances, Pedro Solbes Mira, et de la vice présidente du gouvernement, María Teresa Fernández de la Vega (y) Sanz.
L'original était la chanson de l'été des 25 ans de TV3 (d'ailleurs, vous observerez à 1'03 le logo de l'émission sur le pantalon du chanteur au dessus du genou), la télévision autonome catalane. Vous pouvez voir que Polónia est allé rechercher les costumes et a même repris la chorégraphie en incluant un bras d'honneur du meilleur effet.
Polónia reprend assez souvent des chansons plus ou moins célèbres (en France, parce qu'en Espagne elles sont franchement connues) : Thriller (avec María Soraya Sáenz de Santamaría (y) Antón et Mariano Rajoy Brey), Grease, YMCA, Doraemon (!), Carla Bruni (re-!), caminando por la vida (de Melendi pour les amateurs de fusion rock/rumba), bon dia (d'els pets pour les amateurs de chanson en catalan)...
L'idée de cette vidéo, c'est que le pauvre President de la Generalitat va à Madrid mendier quelques transferts de compétences de l'État central vers la Generalitat. Il se voit répondre - la traduction est de moi - que "l'Estatut, je m'en branle" et qu'il n'obtiendra absolument rien.
Cette manière de présenter les choses est archi-typique du traitement par les médias catalans des négociations de mise en oeuvre du statut d'autonomie à la fin de 2008. La conclusion la plus souvent tirée : beaucoup d'énergie dépensée pour un résultat bien faible. L'image de l'État central s'est, à mon avis, dégradée en raison de ces négociations (et aussi, et probablement bien plus sûrement, à cause des problèmes de transport à Barcelone et de la coupure électrique, le fameux apagón).
Pour rester dans le thème, central en politique catalane, du financement de la communauté autonome, voici une deuxième vidéo issue de Polónia (le contexte est celui de la recherche de paroles pour l'hymne espagnol - le comité olympique espagnol en avait marre que les sportifs espagnols soient frustrés de ne pas pouvoir chanter sur l'hymne national - si, si, c'est même vrai):
Les paroles sont (plus ou moins) les suivantes :
Adhuc Espagne,
où la Catalogne apporte 18%
du produit intérieur brut
et aux jeux olympiques
qui gagne le plus de médailles ?
ce sont les Catalans
qui ne peuvent pas choisir pour quelle sélection ils veulent jouer.
En conclusion,
si nous n'étions pas là
ni notre effort fiscal,
l'Espagne irait vraiment mal.
où la Catalogne apporte 18%
du produit intérieur brut
et aux jeux olympiques
qui gagne le plus de médailles ?
ce sont les Catalans
qui ne peuvent pas choisir pour quelle sélection ils veulent jouer.
En conclusion,
si nous n'étions pas là
ni notre effort fiscal,
l'Espagne irait vraiment mal.
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