Ayant été tagué par mafeco et ayant appris que j'étais équanime, ce qui m'a valu un détour par le dictionnaire (mon petit Larousse ne connaît pas, au contraire d'équanimité), me voilà donc inséré dans la chaîne qui vise à rendre publiques les raisons pour lesquelles on blogue. De plus, puisqu'il paraît que j'ai déjà accepté (il va falloir que je rende public l'échange de mails pour que l'on se rende compte de la perfide manipulation dont je suis la victime), je ne peux que m'exécuter rapidement.
Je profite, à l'occasion ce billet, pour avouer piteusement mon imposture : si on me range parfois dans la catégorie "économiste", je ne suis en fait qu'un "actuaire". Pas d'emballement toutefois, je ne me sens pas insulté d'être mis dans la catégorie "économiste" (pas forcément absurde, l'actuariat étant une branche des sciences économiques en Espagne, comme la comptabilité et la gestion d'ailleurs). Même que si les économistes veulent toujours de moi, je veux bien rester économiste, hein !!!
Une star des raisons avancées est en substance le narcissisme : pas un blog sans que cette raison soit avancée. Dans le cas de ce blog, le retour sur terre risque d'être brutal : avec à peine plus de 20 connexions par jour, (à rapporter aux 30 000 de maître éolas, mais je ne vous apprends rien en vous disant qu'on ne joue pas dans la même division !), on ne peut pas dire que ce blog entraîne une exposition intense aux regards extérieurs.
Le constat est encore plus frappant lorsqu'on s'intéresse aux raisons qui poussent à venir visiter ce blog : aux personnes en provenances de mafeco, de gizmo, de rationalité limitée et de comprendre il convient d'ajouter les (proportionnellement plus nombreuses) autres personnes arrivant chez moi suite à des recherches google avec comme mots clés "la MACIF fait-elle des bons contrats ?", "action contre le responsable d'un carambolage" ou "indemnisation par la MAIF". Bon, j'ai aussi des connexions venant d'un grand assureur de la place avec requête "requalification fiscale du contrat d'assurance vie en opération financière".
Pour moi, la principale motivation pour écrire un blog était la lecture d'autres blogs qui me donnaient envie de réagir. Le problème des réactions est qu'il faut qu'elles soient relativement courtes et percutantes, ce qui ne permet pas de s'étendre et développer. Exemple-type de billets ayant cette fonction de réponse / complément / réaction à un billet lu ailleurs, celui sur la neutralité actuarielle, concept manié allègrement en économie des retraites avec l'impression qu'il s'agit de quelque chose de simple et univoque (il faudrait d'ailleurs que je mette au défi petisuix d'écrire un billet vu sous l'angle "économiste des retraites", la confrontation des deux billets pourrait être intéressante). Ou alors celui sur le bilan des sociétés d'assurance vie, issu d'une discussion avec Emmeline. Bref, comme ici je suis chez moi, j'écris ce que je veux (comme ne le confirmera pas la suite de ce billet) quand je veux, de la longueur que je veux.
Autre motivation, relativement originale je pense : j'avoue que je dois bientôt donner des cours d'initiation à l'assurance dans des universités désormais plus autonomes (j'ai dit une bêtise, là ?). Comme, pour avoir été étudiant il n'y a pas si longtemps, je refuse de donner un poly à mes (futurs) étudiants, et que l'enseignant qui n'a pas de poly n'est pas crédible (théorème étudiant : un bon prof est un prof avec un bon poly), je tente une voie intermédiaire : le blog. Je vous en dirai plus sur les retours sur cette méthode pédagogique innovante (je ne sais pas pourquoi, je sens qu'il va falloir que je recycle mes billets dans un poly si je veux pousuivre les cours lors de la campagne 2009/2010...). D'où un ton parfois professoral (en me relisant, je me dis parfois que c'est à la limite du prétentieux, mais bon...).
Pour finir, au niveau des motivations, la partie football et hispano-catalane, je l'écris pour faire partager un peu mon étonnement d'il y a presque une décennie lorsque j'ai dû me confronter à cette réalité que les Français (à commencer par moi) ont du mal à appréhender. Pour donner un exemple, nous avons une amie Catalane mariée à un Italien, habitant en France et dont la fille a le même âge que notre fils (donc c'est la rentrée pour elle aussi !). La maîtresse de la cette fille a demandé quelle langue était utilisée à la maison à notre amie. Réponse : italien avec son père, catalan avec sa mère. Nouvelle question de la maîtresse : pourquoi utiliser le catalan ! C'est dommage de ne pas transmettre plutôt l'espagnol à votre fille ! Conclusion philosophique de ma moitié : si les Espagnols n'arrivent pas à comprendre la réalité catalane, comment demander à des Français de la comprendre ?
Au niveau des incitations à ne plus publier (cela rentre dans la catégorie why blog à l'envers : why not blog), il me faut parler des sociétés ou associations auxquelles je me réfère. Ainsi, lorsque j'utilise la comptabilité de la GMF, ce n'est pas parce que je souhaite que le lecteur pense que c'est une excellente société (de même avec la MACIF, la MAIF ou la FILIA-MAIF, sociétés abondament citées sur ce blog), mais parce que c'est la première société dont j'ai trouvé les comptes en ligne. J'essaie de trouver une ligne équilibrée sur ce plan, mais ce n'est pas forcément facile, et je revendique le droit de passer à côté d'une information disponible (je suis loin d'être infaillible, hein !). Deux choses me font donc peur :
Et comme il paraît que rompre la chaîne entraîne une malédiction sur 12 générations et la perte soudaine de son disque dur, je suis censé passer le bébé à quelques autres. J'appelle donc (en espérant que ce n'ait encore été fait, mais je suis loin d'en être sûr) :
Je profite, à l'occasion ce billet, pour avouer piteusement mon imposture : si on me range parfois dans la catégorie "économiste", je ne suis en fait qu'un "actuaire". Pas d'emballement toutefois, je ne me sens pas insulté d'être mis dans la catégorie "économiste" (pas forcément absurde, l'actuariat étant une branche des sciences économiques en Espagne, comme la comptabilité et la gestion d'ailleurs). Même que si les économistes veulent toujours de moi, je veux bien rester économiste, hein !!!
Une star des raisons avancées est en substance le narcissisme : pas un blog sans que cette raison soit avancée. Dans le cas de ce blog, le retour sur terre risque d'être brutal : avec à peine plus de 20 connexions par jour, (à rapporter aux 30 000 de maître éolas, mais je ne vous apprends rien en vous disant qu'on ne joue pas dans la même division !), on ne peut pas dire que ce blog entraîne une exposition intense aux regards extérieurs.
Le constat est encore plus frappant lorsqu'on s'intéresse aux raisons qui poussent à venir visiter ce blog : aux personnes en provenances de mafeco, de gizmo, de rationalité limitée et de comprendre il convient d'ajouter les (proportionnellement plus nombreuses) autres personnes arrivant chez moi suite à des recherches google avec comme mots clés "la MACIF fait-elle des bons contrats ?", "action contre le responsable d'un carambolage" ou "indemnisation par la MAIF". Bon, j'ai aussi des connexions venant d'un grand assureur de la place avec requête "requalification fiscale du contrat d'assurance vie en opération financière".
Pour moi, la principale motivation pour écrire un blog était la lecture d'autres blogs qui me donnaient envie de réagir. Le problème des réactions est qu'il faut qu'elles soient relativement courtes et percutantes, ce qui ne permet pas de s'étendre et développer. Exemple-type de billets ayant cette fonction de réponse / complément / réaction à un billet lu ailleurs, celui sur la neutralité actuarielle, concept manié allègrement en économie des retraites avec l'impression qu'il s'agit de quelque chose de simple et univoque (il faudrait d'ailleurs que je mette au défi petisuix d'écrire un billet vu sous l'angle "économiste des retraites", la confrontation des deux billets pourrait être intéressante). Ou alors celui sur le bilan des sociétés d'assurance vie, issu d'une discussion avec Emmeline. Bref, comme ici je suis chez moi, j'écris ce que je veux (comme ne le confirmera pas la suite de ce billet) quand je veux, de la longueur que je veux.
Autre motivation, relativement originale je pense : j'avoue que je dois bientôt donner des cours d'initiation à l'assurance dans des universités désormais plus autonomes (j'ai dit une bêtise, là ?). Comme, pour avoir été étudiant il n'y a pas si longtemps, je refuse de donner un poly à mes (futurs) étudiants, et que l'enseignant qui n'a pas de poly n'est pas crédible (théorème étudiant : un bon prof est un prof avec un bon poly), je tente une voie intermédiaire : le blog. Je vous en dirai plus sur les retours sur cette méthode pédagogique innovante (je ne sais pas pourquoi, je sens qu'il va falloir que je recycle mes billets dans un poly si je veux pousuivre les cours lors de la campagne 2009/2010...). D'où un ton parfois professoral (en me relisant, je me dis parfois que c'est à la limite du prétentieux, mais bon...).
Pour finir, au niveau des motivations, la partie football et hispano-catalane, je l'écris pour faire partager un peu mon étonnement d'il y a presque une décennie lorsque j'ai dû me confronter à cette réalité que les Français (à commencer par moi) ont du mal à appréhender. Pour donner un exemple, nous avons une amie Catalane mariée à un Italien, habitant en France et dont la fille a le même âge que notre fils (donc c'est la rentrée pour elle aussi !). La maîtresse de la cette fille a demandé quelle langue était utilisée à la maison à notre amie. Réponse : italien avec son père, catalan avec sa mère. Nouvelle question de la maîtresse : pourquoi utiliser le catalan ! C'est dommage de ne pas transmettre plutôt l'espagnol à votre fille ! Conclusion philosophique de ma moitié : si les Espagnols n'arrivent pas à comprendre la réalité catalane, comment demander à des Français de la comprendre ?
Au niveau des incitations à ne plus publier (cela rentre dans la catégorie why blog à l'envers : why not blog), il me faut parler des sociétés ou associations auxquelles je me réfère. Ainsi, lorsque j'utilise la comptabilité de la GMF, ce n'est pas parce que je souhaite que le lecteur pense que c'est une excellente société (de même avec la MACIF, la MAIF ou la FILIA-MAIF, sociétés abondament citées sur ce blog), mais parce que c'est la première société dont j'ai trouvé les comptes en ligne. J'essaie de trouver une ligne équilibrée sur ce plan, mais ce n'est pas forcément facile, et je revendique le droit de passer à côté d'une information disponible (je suis loin d'être infaillible, hein !). Deux choses me font donc peur :
- qu'une personne cherchant un contrat ou une information sur un assureur arrive sur ce blog et en tire des conclusions au-delà de ce que j'ai voulu dire. J'ai ainsi voulu rédiger un long billet sur l'analyse (juridique et actuarielle) d'un contrat d'assurance vie, mais j'ai renoncé au motif que la société verrait ainsi mise en lumière un certain (plutôt grand) nombre de défauts, ce qui est extrêmement limite lorsque, justement, on ne souhaite stigmatiser aucune société ni aucun produit. Je cherche donc à anonymiser des conditions générales, mais cela demande un boulot fou (et je ne vous raconte pas la tête des agents généraux auxquels je demande des conditions générales de contrats sans aucun intérêt particulier pour les signer). On verra ce qu'il advient de ce billet (probablement rien !), mais je suis clairement en train de m'auto-censurer. Un professeur des universités ou un maître de conférences (qui, eux, peuvent dire ce qu'ils veulent) pour me servir de prête-nom ?
- parmi les personnes intéressées par mon blog (j'écarte donc ceux qui cherchent à savoir qui gagnera l'euro 2008 ou comment se faire rembourser plus en payant moins), deux types de public : les universitaires (ou les étudiants, l'extension ne permet pas de le dire) de Toulouse, Rennes, Orléans, Aix-en-Provence, HEC (!), Nancy et de (pas si nombreux) autres établissements d'une part, et d'autre part les professionnels, commissaires aux comptes, sociétés de conseil et surtout assureurs (AXA, AGF, Generali, MAIF, MAAF, etc...) qui traînent aussi parfois sur mon site. Je n'ai pas envie qu'un assureur croie que j'ai des chouchous et des têtes de Turc, que je tape plus particulièrement sur les uns et pas sur les autres etc...
Et comme il paraît que rompre la chaîne entraîne une malédiction sur 12 générations et la perte soudaine de son disque dur, je suis censé passer le bébé à quelques autres. J'appelle donc (en espérant que ce n'ait encore été fait, mais je suis loin d'en être sûr) :
- Verel (de Verel) ;
- Superfrenchie (qui ne sait pas que j'existe, mais allons-y gaiement) ;
- MH (de paroles de juge, une alternative intéressante au tout éolas) ;
- Cacambo (de l'Etat, le droit et moi).
9 commentaires:
Et peut-on savoir pourquoi c'est-y que vous avez mis un (!) après HEC ? Z'avez kekchose contre HEC, hein ?
Pour les requêtes Google, ne vous plaignez pas : je me maudis tous les jours d'avoir suggéré un titre de blog comprenant les mots "ma femme"...
Je me permets de corriger votre théorème étudiant : un bon prof est un prof avec un bon poly *qu'il a fait lui-même*. Je vous promets que ça a son importance. Pour le ton professoral, rassurez-vous, il est indubitable mais n'a strictement rien de prétentieux.
Ben HEC, comme universitaires, il y a mieux, non ?
Bon, comme je viens d'une école d'ingénieur, forcément je déteste les HEC (et je passe sur la suite de la locution). Plus sérieusement, d'où vient cette "rivalité" ? A priori, ce n'est pas taupins contre épiciers (puisque seule HEC est visée), donc HEC a dû faire quelque chose de pas bien dans un passé récent, non ? Sont pas nets ces HEC, j'vous dis...
Bon, pour mon poly, qui n'existe pas, je le garantis 100% fait par moi.
Des exemples pour les requêtes avec "ma femme", parce que vraiment, je vois pas ce qui a pu emmener les gens chez vous ;-)
D'ailleurs c'est vrai : ça sort d'où, le nom de votre blog ?
Pour Orléans, je dois y être un peu pour quelque chose. Et à partir d'aujourd'hui, il n'est pas impossible que la fréquentation solognote augmente : j'ai mis votre blog dans ma reading list de Master.
Trop flatté, c'est le début de la reconnaissance académique ;-)
Question vraiment technique : Orléans est en Sologne ? Je croyais qu'il y avait un prérequis de rive gauche de la Loire pas vraiment rempli par la ville.
Ou alors le campus est bien rive gauche.
Ou alors j'ai tout faux...
"Ben HEC, comme universitaires, il y a mieux, non ?"
Zut, je vais devoir être sérieuse... C'était vrai avant, ça ne l'est plus forcément. Quand on se sera débarrassé de quelques croûtes en survivance de la vague de recrutement massive et parfois désespérée des années 60, le niveau des enseignants-chercheurs sera franchement tout ce qu'il y a de plus honorable, et même plus que ça. Je peux même vous citer des noms de gentils professeurs pédagogues ET qui publient dans des revues-50-étoiles.
La rivalité... elle vient probablement du fait que les ingénieurs méprisent tous les non-ingénieurs (d'ailleurs si le titre est si protégé c'est bien pour éviter qu'il ne soit souillé par la lie de l'humanité, c'est-à-dire les non-ingénieurs, boucle bouclée), mais que ça les agace pas mal que les HEC gagnent quand même plus qu'eux... (et toc !)
Cela dit, comme Gizmo, JE et moi devons être pour quelque chose (pas tout) dans la fréquentation hekesque du MBDC, vu que nous utilisons fréquemment le proxy HEC (qui a le bon goût de permettre l'accès à Jstor, Elsevier, Business Source et tous leurs amis).
Pour les requêtes, euh, ... vous prenez "ma femme", vous pondérez par le fait que les sites porno représentent 80% du trafic sur la toile, et, euh, voilà.
Pour Mafeco, hé bien on voulait le mot "économie" (quand même), quelque chose de rigolo, pas trop pris au sérieux, suffisamment personnel pour qu'on soit les seuls à y penser, et facilement abrégeable. Et on avait 1 heure pour trouver.
Et pourquoi Cimon (et Poliorcète) ? Un lointain descendant du Démétrios Ier éponyme ?
Voui. L'université est située sur le lieu-dit La Source, rive gauche de la Loire. La Source est l'endroit où le Loiret, affluent résurgent de la Loire, prend sa source, précisément au Parc Floral de la Source qui juxte la Présidence de l'Université d'Orléans. De son bureau, le Président de l'Université (et ses vices présidents) a une vue imprenable sur le Parc Foral, ses flamants roses, son petit train, et ses jardins à la française.
@ Gizmo : effectivement, bucolique, le parc de la source...
Il n'y aurait pas eu quelques changements dans l'organigramme du LEO récemment ?
@ Emmeline : votre démonstration sur les HEC me convaincrait si les ESSEC ou ESCP, qui gagnent aussi plus que les pauvres ingénieurs, faisaient l'objet d'une ire aussi intense que les HEC. Enfin bon, pour ce que j'en dis...
Pour Cimon : un lointain souvenir de jeunesse, avec une cassette (effacée) qu'avait laissé mon père et qui avait pour titre "Cimon le poliorcète". J'ai appris plus tard qu'il s'agissait d'un enregistrement d'une émission de Pierre Miquel "les faiseurs d'histoire".
Et j'ai revu à Athènes un ostrakon qui indiquait ce nom. Du coup, ça m'a bien plu...
Ah, parce que les ingénieurs savent que l'ESSEC et l'ESCP existent ?
Sinon, on peut reprendre l'explication en ajoutant un brin de flemme : c'est fatigant de détester trop de monde, alors on se contente des HEC, considérés comme symboles. Et puis, si on méprise les HEC, sachant qu'eux-mêmes méprisent les ESSEC (c'est pas vrai hein...), par simple transitivité du mépris le tour est joué.
Les ingénieurs, je ne sais pas, mais l'ESSEC est au moins connue des actuaires...
On pourrait aussi avancer un critère de proximité géographique : HEC est "proche" de l'X, de supélec, de Centrale...
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